Tout un été pour lire

Capture d’écran 2013-06-11 à 17.56.41Que celle qui n’a jamais été happée par une intrigue haletante au point d’en oublier mari, enfants, courses et dîner, une histoire d’amour incroyable où on pleure, on rit, et où, finalement, ils s’embrassent à la fin, un récit qui vous transporte et vous fait voyager loin … bref, que celle qui ne donnerait pas tout son vanity case pour un bon roman, lève le doigt ! 

Et justement, on arrive aux mois bénis où on va prendre le temps de lire … L’été, ses pavés lus, alanguie sous le tilleul… ou pelotonnée dans un fauteuil à l’abri de la pluie … peu importe, on s’évade … Alors, on a pensé vous faire partager une petite sélection… il y en a pour tous les goûts … on n’a pas tout lu non plus, mais on est prêtes à se laisser tenter … on est parfois plus indulgentes au bord d’une piscine … et puis, on va pas non plus se compliquer la vie … c’est l’été, quoi !

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On va commencer par des livres déjà récompensés … et, à cette époque, fleurissent les prix médias décernés par des lecteurs comme vous et moi … c’est à dire, pas par des professionnels qui se doivent de récompenser des auteurs, mais aussi des éditeurs … Alors, on a trouvé :

Heureux les heureux – Yasmina Reza

Le pitch : Une juxtaposition de vies bancales, plus ou moins reliées entre elles : des couples en crise, des solitaires, des amis. Une succession de monologues qui sont autant de stratégies de survie s’entrecroisant et se répondant pour diversifier les points de vue sur une même situation et multiplier les versions d’une même existence. Prix littéraire du Monde 2013 (roman français) et Prix Marie-Claire du roman féminin

Un pitch bien tentant .. très bien placé dans les stats de vente de tous les bons libraires … un auteur connu et reconnu … valeur sûre, lecture sans risque.

Arrive un vagabond – Robert Goolrick

Le pitch : Au cours de l’été 1948, Charlie Beale arrive à Brownsburg avec deux valises, l’une contenant des couteaux de boucher, l’autre une somme d’argent conséquente. Il tombe amoureux de cette ville de Virginie, puis d’une femme, Sylvan Glass.
Grand prix des lectrices de Elle 2013 (catégorie romans).
Après « Féroce » et « Une femme simple et honnête » encore un excellent livre de R. Goolrick qui a fait l’unanimité de notre petit groupe de lecture … c’est dire !
Les apparences –  Flynn Gillian
Le pitch : Nick et Amy forment un couple modèle. Frappés par la crise financière, ils sont obligés de quitter leur vie de rêve à Manhattan pour s’installer dans la ville natale de Nick dans le Missouri. Pour leur cinquième anniversaire de mariage, une mauvaise surprise l’attend : leur maison est saccagée et Amy est portée disparue…
Grand prix des lectrices de Elle 2013 (catégorie Policier).
Un bon polar psychologique … l’art consommé de la manipulation … un bon moment en perspective, peut-être avec quelques longueurs …

Avenue des géants – Dugain Marc

Le pitch : M. Dugain évoque la destinée d’un tueur en série américain qui a défrayé la chronique entre le milieu des années 1960 et la fin des années 1970. Edmund Kemper, ici appelé Al Kenner, élimine des femmes qu’il associe à sa mère.
Grand prix des lycéennes de Elle 2013.
Bon, on va pas en reparler … on a consacré un article à cet excellent bouquin … et que les jeunes lectrices de Elle ont bon goût !

Yellow birds – Powers Kevin 

Le pitch : Bartle, 21 ans, et Murphy, 18 ans, sont devenus de très bons amis depuis leur engagement dans l’armée américaine. Lorsqu’ils partent en Irak, ils promettent de veiller l’un sur l’autre. Mais Murphy meurt sans que Bartle ne puisse faire quoi que ce soit. Plus tard, devenu vétéran, l’horreur de la guerre reviendra le hanter. Premier roman.
Prix littéraire du Monde 2013 (roman étranger).
La presse est unanime. Sûrement un très bon livre … mais peut-être un peu sombre pour lire au soleil … vais me le garder pour la rentrée …
Sombre dimanche – Zeniter Alice
Le pitch : La vie d’une famille hongroise à Budapest, de 1978 à nos jours. Les Mandy habitent la même maison de génération en génération, et tous travaillent à la gare centrale. A la chute du mur, le jeune Imre arrête ses études pour travailler dans un sex-shop. Il rencontre une Allemande, incarnation du mythe de l’Ouest libre et heureux.
Prix de la Closerie des lilas 2013 – Prix du Livre Inter 2013.
Ben, sais pas trop quoi dire … compte tenu de la qualité des prix, on ne discute pas la valeur du livre … mais bon, peut-être pas ma tasse de thé …
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Sinon, on trouve quoi dans les rayons ? Ils n’ont pas (encore ?) reçu de prix, mais bon …
Dix rêves de pierre – Blandine Le Callet
Le pitch : Quand on meurt, que reste-t-il de notre passage sur cette terre ? Qui peut raconter et se souvenir de notre histoire à travers les époques ? Ne nous sommes-nous jamais posé de question devant quelque épitaphe mystérieuse dans un cimetière ? En choisissant dix épitaphes authentiques, Blandine Le Callet a écouté son imagination et relate dix histoires, sans doute plus vraies que la réalité !
Bon, je vous le dis tout de suite, je vais plonger. D’abord, pour l’auteur, j’ai tant aimé ses précédents livres : « Pièce montée » et « La ballade de Lila K. »  Ensuite, pour le genre, des nouvelles, j’adore. Enfin,  pour l’originalité, je ne demande qu’à me laisser happer par toutes ces évocations de destins funestes, à me laisser aller dans une douce mélancolie.
L’intensité secrète de la vie quotidienne – William Nicholson
Le pitch : Sept jours de la vie quotidienne d’une douzaine de personnages habitant un village de la campagne anglaise, avec au centre un couple marié d’intellectuels de la classe moyenne, Laura et Henry. Chacun revisite son métier, ses choix, son couple, … La passion, la famille, les ambitions et les sacrifices, le pouvoir et l’argent sont autant de thèmes qu’aborde l’auteur et qui font les petits et grands bouleversements de nos existences. Tout le monde a le droit d’être le héros d’un roman ! 
Ça aurait pu être ennuyeux, voire même poussiéreux … c’est subtil, drôle et bienveillant.  Les petites et grandes misères de tous les jours des personnages, leurs joies aussi, se croisent et se décroisent avec une énergie de chaque instant, un rythme soutenu, une sorte d’évidence. Chapitre après chapitre, on veut la suite, comme dans nos séries télé préférées. Et pourtant, il s’agit bien de la vie quotidienne…
Bref, vous l’avez compris, j’ai adoré !

Bloody Miami – Tom Wolfe

Le pitch : Il y a eu, pour Tom Wolfe, le grand moment où il raconta New York et l’époque qui arrivait :  » Le bûcher des vanités », il y a 25 ans, demeure l’inégalée enquête-roman prédisant la finance veule, la ville-monde et la folie médiatique. Evidemment, on y pense à l’instant où commence Bloody Miami, nouveau chef-d’œuvre, construit cette fois sur les hystéries latinos entre violence, cul, drogue et musique forte. Une belle Cubaine et la copine d’un directeur de journal se bagarrent pour une place de parking. Alors le feu prend: la flicaille, l’oligarque russe amateur d’art, l’immigré ou le dealer, le racisme et la corruption, tout se consume en broyant les hommes et leurs carnassières illusions.

On parlait de pavé… c’en est un … oui, mais c’est Wolfe et son inégalable sens de l’observation : il regarde, dit son époque et pressent les vertiges qui montent … à coup sûr, si on commence, on ne le lâche pas …

Villa avec piscine – Hermann Koch
Le pitch : Grosse tuile en vue pour le Dr Marc Schlosser. Après le décès d’un de ses patients, le Conseil de l’Ordre l’a convoqué pour discuter d’une possible erreur médicale.
Ennuyeux, certes, mais pas dramatique : les membres du Conseil, il les croise tous les week-ends sur les terrains de golf. Que risque-t-il, une tape sur la main ? Au pire, une petite suspension ? Sauf que le patient en question n’est autre que Ralph Meier, célébrissime acteur, idole nationale et accessoirement ami de la famille … et que sa veuve a des doutes et compte bien le faire savoir. Pour elle, l’affaire est suspecte : Ralph est tombé malade juste après des vacances avec les Schlosser.
Qui dit vrai ? Marc a-t-il raté son diagnostic ? Aurait-il « aidé » la maladie de Ralph ? Que s’est-il passé cet été-là, dans la villa avec piscine ?
Après « Le dîner » on sait à quoi s’attendre : pas un modèle d’écriture littéraire, mais une histoire qui nous mettra dans un tel malaise qu’on voudra tout de même savoir la suite. Hypocrisie des apparences, personnages tordus, suspense … on va être exaspéré, choqué, dérangé … et on en parlera à la rentrée !
La première chose qu’on regarde – Grégoire Delacourt
Le pitch : Arthur Dreyfuss, garagiste de 20 ans, découvre sur le pas de sa porte Scarlett Johansson – ou du moins le croit-il. Durant quelques jours, ces deux personnages vont se comprendre, se rapprocher, et finalement s’aimer. Mais ce jeu des apparences prendra alors une autre tournure…
Sans doute un petit moment fleur bleu, mais drôle, touchant, souriant … pas de mal à se faire du bien … et puis, la fine plume de Guillaume Delacourt, tout de même !
Nina – Simonetta Greggio et Frédéric Lenoir

Pitch : Oublie-t-on jamais son premier amour ? Adrien a décidé de mourir. Mais alors qu’il s’apprête à avaler un mélange de médicaments, resurgit le souvenir de Nina, une jeune Italienne avec qui il a passé, enfant puis adolescent, des vacances lumineuses sur la côte amalfitaine. Repoussant son suicide d’un soir, puis d’un autre, il lui écrit une longue lettre qui devient, au fil des nuits, la bouleversante déclaration d’amour qu’il n’a jamais osé lui faire. Il ne se doute pas que ses mots toucheront plusieurs existences : la sienne et celle de Nina d’abord, mais également celle de tous ceux qui, de près ou de loin, seront émus par son écriture. 

Deux raisons pour me laisser convaincre : l’intelligence du philosophe Frédéric Lenoir et le bon souvenir de « L’odeur du figuier » de Simonetta Greggio.

Inferno – Dan Brown

Pitch : C’est l’une des plus grandioses œuvres de la littérature italienne, L’Enfer de Dante, qui est le fil conducteur de cette nouvelle aventure. En Italie, plongé dans une atmosphère aussi opaque que mystérieuse, le héros de Dan Brown, Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard va devoir affronter un adversaire diabolique sorti des limbes de l’Enfer et déchiffrer l’énigme la plus complexe de sa carrière. Elle le fait plonger dans un monde où l’art et la science de pointe tissent un écheveau qui exige de sa part toute son érudition et son courage pour le démêler. S’inspirant du poème épique de Dante, Langdon se lance dans une course contre la montre pour trouver des réponses et découvrir en traversant les Cercles de l’Enfer ceux qui détiennent la vérité… avant que le monde ne soit irrévocablement changé.

Une locomotive des ventes … Mais, pourquoi pas … au bord de la piscine … ou allongée sur la plage … on pourrait bien se laisser prendre au jeu …

Juste une ombre – Karine Giebel

Le pitch : Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans
ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour…
Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre, sans visage, sans nom, sans mobile déclaré.
On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t’observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d aller consulter un psychiatre. Tes amis s écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule. Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos… ou seulement dans ta tête ?
Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard…

Un bon polar pour les vacances, je prends … un peu peur, vais pas le lire quand je serai seule dans une maison un peu isolée … mais je vais y aller, ça m’intrigue … Et puis, un auteur féminin français … (Sorti en poche).

On peut aussi reprendre ses classiques … il semblerait que Proust soit très à la mode cette saison …  Et vous, vous allez lire quoi cet été ?

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Les lisières

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Les lisières  Olivier Adam  (Editions Flammarion août 2012) Le premier souvenir de Paul Steiner, écrivain installé en Bretagne, date de ses 10 ans, moment où il se rappelle nettement avoir été sauvé du suicide par son frère ainé. Avant ce … Lire la suite