Chronique d’été

19 juillet … là on tient vraiment le bon bout … non, aucune allusion coquine dans ce propos sait-on d’ailleurs de quel bout on parle … du bout’chtrou ? du bout’entrain ou du bout dinblanc ? Que nenni … on veut juste dire que le but n’est pas loin, que le graal est à portée de jours … mais pas le bout du tunnel quand même … car si on n’est pas déjà en vacances, c’est qu’elles sont toutes proches ! … c’est drôle d’ailleurs comme on se sent fatigués … un peu comme le cheval qui sent l’écurie et qui réalise alors les kilomètres qu’il a dans les pattes… et nous, les jours de travail depuis le dernier break.

C’est le moment de tout oublier, de tourner une page … y compris celle du dernier bulletin scolaire de Louis en se rassurant : à l’école Einstein était jugé trop lent, Flaubert cancre et turbulent, Jean Cocteau a raté 3 fois son bac et Daniel Riboud a intitulé ses mémoires « Dernier de classe ». Ca détend non ? On va même jusqu’à en rire en regardant ses 2 copies, où on devine déjà le futur avocat plaidant sa propre cause (il lui faudra quand même utiliser un correcteur d’orthographe), et où pointe l’esprit cartésien et logique de cet apprenti ingénieur :

Il va falloir progresser avant le bac … combien de fois n’aura t’on d’ailleurs pas entendu, puis répété, cette phrase devenue culte : « Passe ton bac d’abord » … mais même à ce niveau, on trouve encore des perles qui émerveillent les correcteurs. On y apprend par exemple, que le génie de Mickey l’ange a illuminé la renaissance, que le capitalisme est régi par la loi du plus fort et de la demande, que l’hyppopotamus est le siège du système neurovégétatif et que le gouvernement de Vichy siégeait à Bordeaux.

Ah, travailler, toujours travailler … Et tout ça, pourquoi ? Un verre d’ouzo à la main, prenons le temps de réfléchir un peu… ben quoi, ça peut aussi nous arriver … le temps de méditer sur cette question finalement existentielle quand on mesure notre énergie dépensée chaque jour à améliorer productivité et résultats : que gagne t’on en travaillant ? Allons plus loin que la réponse immédiate qui ne voit dans le travail que le moyen de survie, nécessaire et imposé, et l’associe spontanément à la notion de gagne-pain et donc contraintes, labeur, difficultés, aliénation .. Le travail ne peut-il être gratifiant au sens noble du terme, un moyen donné à l’homme de s’affirmer dans la société, de mobiliser ses capacités, d’apprendre, de construire un monde meilleur ?  Intéressante question … mais je vois votre air interrogateur … pas notre genre, on vous étonne là … on est démasquées … c’est un des sujets de philo du bac 2012 ! Comme quoi …

Bon, stoppons net et revenons à des préoccupations plus concrètes … comme occuper ses enfants en voiture, préparer des « finger foods » pour le slunch ou plus … et équiper son portable d’un guide interactif pour votre prochaine visite de capitale étrangère … c’est nos rediffs de la semaine !

A bientôt