Lectures pour la plage….

C’est bientôt l’été, enfin pour vous on sait pas mais nous on est déjà en pleine canicule…pffff on a dû dépasser les 39°C aujourd’hui. Les cigales se donnent en concert, on se prélasse sous l’ombre d’un parasol, dans la chaleur d’un après-midi farniente.

Et que celle qui n’ira pas une seule fois à la plage cet été nous jette la première poignée de sable blanc! A la plage il fait beau (parfois), chaud (souvent)… et on ne s’y ennuie jamais.  Entre l’observation de ses voisins de serviette et les faits divers qui l’animent, entre le choix de l’indice 15 ou 40? (Ha non hein, vous n’avez pas lu l’article de Mariole !!!) et les techniques pour désensabler le BN du petit dernier, il s’y déroule en permanence mille petites choses exaltantes.

Donc…sur la plage,  face à vous la mer à perte de vue. Vous sirotez un cocktail fruité et multivitaminé ou un café frappé…. Quel plaisir de pouvoir bouquiner tranquillement dans un tel décor ! Après avoir chaussé vos lunettes noires de star et enlevé le sable de votre serviette, vous vous installez confortablement dans votre fauteuil de plage. Et là comment s’abandonner au plaisir de lire sans échauffer nos neurones, sans perdre une miette de ce qui se passe sous le parasol d’à côté tout en continuant de zieuter à droite et à gauche pour être sûre que la fille super bien foutue que l’on voit passer au loin a,  elle aussi, de la cellulite …. Un conseil ? Ouvrez un ou plusieurs des livres qui suivent… et même, si par malheur il ne fait pas beau, vous allez passer un bon moment quand même !
Si vous voulez une histoire légère,  prenez un des premiers romans de Katherine Pancol. Celui qui raconte l’histoire d’une française à New York, qui essaye de remettre de l’ordre dans ses amours d’enfant comme d’adulte. Et laissez vous porter par la vague.

Les hommes cruels ne courent pas les rues, de Katherine Pancol

Pendant la sieste des petits…Ah, le temps suspendu de l’heure de la sieste… Un plaisir dont on ne se souvenait presque plus. Alors on révise avec L’Art difficile de ne presque rien faire : lire des auteurs oubliés, jouer au tennis sans esprit de compétition, contempler un vol de grues, repenser aux rêves de la nuit. Autant d’idées pour cultiver l’art de glander utile.
L’Art difficile de ne presque rien faire, de Denis Grozdanovitch


Pressée, oppressée, pas le temps de vous poser pour vous plonger dans un livre ? Tentez votre chance du côté de la Twittérature et découvrez la littérature minute : des romans condensés avec humour en 140 signes chronos.

La Twittérature : Les chefs-d’oeuvre de la littérature revus par la Génération Twitter
Editions Saint-Simon

 

Dans le train…Vous étiez tranquillement assis dans votre compartiment, quand une jolie fille est venue s’asseoir à vos côtés. Si vous choisissez de faire comme si vous ne l’aviez pas remarquée, allez p.38. Si vous décidez d’engager la conversation, allez p.72. Si vous préférez vous plonger dans un roman d’amour dont vous serez le héros, ouvrez Pagaille Monstre. Un jeu de pistes où votre pouvoir de séduction changera le cours du livre.
Pagaille Monstre, de Jérôme Attal
Editions Stéphane Million

Pour les insomniaques…38° la nuit + pas de ventilo = impossible de fermer l’œil. La petite angoisse nocturne rôde, autant se jeter sur un livre qui se lit d’une traite : Quelqu’un d’autre.
Un soir, dans un bar, deux hommes se lancent un pari fou : changer de vie. Ils se donnent 3 ans pour devenir quelqu’un d’autre. Il vous faudra moins d’une nuit pour découvrir ce qu’ils deviendront.
Quelqu’un d’autre, de Tonino Benacquista
Editions Gallimard

Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer
« Un véritable feu d’artifice d’humour et d’invention. »
Oskar Schell a neuf ans. Enfant surdoué, sensible et inventif, il raconte son quotidien newyorkais. Mais surtout sa quête de sens, à la suite de la mort de son père, disparu dans les tours du World Trade Center. A la suite de la découverte d’une mystérieuse clé, ultime legs de son père, il se met à la recherche de la serrure de la chambre des secrets. C’est une amérique au visage blessé qu’il rencontre. D’une écriture fluide, accompagnée d’images évocatrices, Jonathan Safran Foer réussit l’exercice difficile de rendre vrai ce portrait d’enfant. Mais il y a plus que du Salinger chez ce talentueux écrivain. Ce roman à couper le souffle, à la fois drôle et émouvant, parvient à raconter l’indicible dans un récit de l’après.

La vie aux aguets, William Boyd
Il n’y a pas plus british que Sally Gilmartin : un cottage coquet dans l’Oxfordshire, un jardin impeccablement taillé, d’amusantes lubies de vieille dame rangée. Pourtant, en cet été caniculaire de 1976, elle se sent épiée et ne cesse de répéter qu’elle court un grave danger. Sa fille Ruth s’inquiète, jusqu’à ce que sa mère lui révèle un secret bien gardé : la vieille dame ne s’appelle pas Sally, mais Eva Delectorskaya, émigrée russe recrutée dans les années 1930 par les services de Sa Majesté. Depuis, Eva-Sally a toujours eu de bonnes raisons de se tenir aux aguets… On retrouve un William Boyd très en forme dans ce roman d’espionnage mené tambour battant.

Small World, Martin Suter
A soixante ans, Conrad Lang se fait entretenir par une riche famille d’industriels qui l’a recueilli enfant et qui l’emploie toujours en tant que gardien. Atteint d’Alzheimer, il met accidentellement le feu à la villa. Une conséquence de la maladie qui ne sera pas la dernière : à mesure que progresse sa perte de mémoire, des souvenirs anciens plutôt troublants refont surface, des souvenirs que bien des membres de la famille aimeraient enterrer pour de bon. Le premier roman efficace et haletant de l’auteur d’Un ami parfait et du Dernier des Weynfeldt.

Je suis très à cheval sur les principes, David Sedaris
La vie est une impitoyable succession de questionnements : Que se passe-t-il quand six mois après s’être installé à Paris, un Américain se met à répondre « d’accord » à chaque question qu’il ne comprend pas ? Peut-on prendre le risque de se fâcher avec son compagnon dans une ville étrangère quand on n’a pas (mais pas du tout) le sens de l’orientation ? Porter un nœud papillon nuit-il gravement à la vie sexuelle ? Et surtout, comment s’y prendre pour arrêter de fumer lors d’un voyage au Japon ? Fils spirituel de Woody Allen, David Sedaris cingle de son humour noir les travers de notre société dans cette hilarante comédie à sketchs pleine d’autodérision inspirée de l’univers de Jerry Seinfeld.

Fuck America, Edgar Hilsenrath
« Situations loufoques. Dialogues déjantés. Et humour vache à faire pâlir les bien-pensants. »

Tout juste débarqué aux Etats-Unis, Jakob Bronsky, jeune Juif allemand réfugié au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, erre dans le New-York miteux des années 1950. C’est parmi les clodos et les prostituées qu’il enchaîne les jobs minables dans une jungle où tout s’achète, y compris les femmes et la littérature. Petit problème ? Jakob, sans le sou, est un obsédé sexuel prêt à tout pour devenir écrivain. Dans une cantine casher de Broadway, il noircit les pages du roman qu’il veut écrire sur son expérience du ghetto pendant la guerre. D’ailleurs, il a déjà le titre : Le branleur… Avec pour toile de fond le traumatisme de la Shoah, Edgar Hilsenrath livre un roman grinçant, à la fois drôle et cruel, sur les tribulations, en partie autobiographiques, d’un jeune Juif à New-York.

Les Boucanières, Edith Wharton
Cinq jeunes Rastignac en jupon débarquent fraîchement à Londres. Objets de ravissement pour Mrs St. George, vulgaires pour la bonne vieille aristocratie anglaise, ces jeunes Américaines aux « pedigree à désirer » n’ont cure des messes basses déclenchées à leur passage. Les boucanières ont déjà de belles ambitions en tête : à elles la belle vie, tous les plaisirs et les bons partis ! Dans ce dernier roman posthume, aujourd’hui disponible dans sa version intégrale, Edith Wharton, au sommet de son art, fait le portrait au vitriol et plein de tendresse de ces jeunes filles prêtes à tout pour se libérer des carcans d’une société qui n’est plus la leur.

La Couturière, Frances de Pontes Peebles (Grand Prix des lectrices Elle USA 2008)
Roman historique, « Un véritable petit bijou littéraire. »
Emilia et Luzia Dos Santos sont deux sœurs orphelines, élevées par leur tante dans un village perdu du Nordeste dans les années 1920. Les deux jeunes filles ont déjà un caractère bien trempé quand la vie les sépare : si Emilia réussit à séduire et à épouser un notable de Recife, Luzia, elle, est enlevée par un célèbre Cangaceiro, bandit mercenaire qui terrorise les propriétaires terriens. Surnommée la Couturière par les paysans affamés du Sertao qu’elle défend sans relâche, elle n’inspire que crainte et respect à des centaines de kilomètres à la ronde ! Frances de Pontes Peebles, déjà comparée à Isabel Allende et à Emile Zola, conte de sa plume romanesque deux destins extraordinaires de femmes dans ce premier roman virtuose.

Hiver arctique, Arnaldur Indridason
Par une nuit glaciale de janvier, le corps d’un petit garçon d’une dizaine d’années est retrouvé dans un parc de la banlieue de Reykjavik. C’est le fils d’un Islandais récemment divorcé d’une femme thaïlandaise. Son frère aîné manque à l’appel. Complice ou témoin gênant ? Le commissaire Erlendur mène l’enquête alors que ses souvenirs d’enfance le rattrapent et que la rumeur gronde. Le meurtre serait-il un crime raciste ? Arnaldur Indridason, le Simenon des pays froids, continue à explorer avec génie la mélancolie d’une société crépusculaire face à ses démons.

Tout est sous contrôle, Hugh Laurie
Thomas Lang, un ancien militaire d’élite londonien qui n’a plus grand-chose à perdre, refuse poliment de devenir l’assassin d’un riche homme d’affaires américain contre les 100 000 dollars qu’on lui propose pour le job. Thomas Lang tente même d’avertir la future victime. Une bonne intention ? L’enfer en est pavé. Touche-à-tout de génie, Hugh Laurie démontre avec ce premier roman qu’il est aussi à l’aise dans le maniement de la plume que lorsqu’il interprète pour le petit écran le terriblement séduisant Dr. House. Avec sa touche si singulière d’ironie et de mordant, il décape tout sur son passage !

Jours de juin, Julia Glass

Saga familiale, trois étés dans la vie des McLeod. Trois étés pour bâtir à nouveau, se reconstruire après la perte de l’être cher. A la mort de sa femme, Paul part en Grèce où il s’éprend d’une jeune artiste peintre. A New-York, son fils aîné Fenno fuit l’Ecosse et les souvenirs en ouvrant sa propre librairie. C’est à Big Apple qu’il fait la connaissance de Mal, critique musical atteint du Sida, dont il devient l’ami proche. Fragiles et émouvants, les personnages de Julia Glass sont en éternelle recherche du pays qui les aidera à échapper aux pièges de la vie. Un premier roman touchant récompensé par le National Book Award 2002.

Toujours sur la plage ? Ce livre jeu, absurde et poétique, a pour ambition de vous ouvrir enfin les yeux sur cette plage insolite. Pour que plus jamais vous ne la subissiez. Bronzez idiots si vous le voulez, mais au moins riez-en! Un livre à glisser impérativement dans le sac de plage de vos amis… comme de vos ennemis!
Le livre à lire sur la plage, Olivia Elkaim

Bon, ben….je vais lire sur la plage moi !

2 réflexions au sujet de « Lectures pour la plage…. »

  1. vous pouvez ajouter « la dernière conquête du major Pettigrew », so british, pour le tea time sur la plage…( c’est la bonne heure pour y aller si j’ai bien compris tous les conseils des pros!)

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