…Trois petits tours à Vienne, et puis s’en vont !

Vienne, capitale baroque de l’Autriche, haut lieu de la monarchie, mais aussi ville culturelle où l’on ne s’ennuie jamais tant il y a à faire ! De taille humaine, facile d’accès et aux infrastructures multiples qui permettent même aux étrangers d’y évoluer comme un poisson dans l’eau (et ce n’est pas pour rien que je parle de poisson, ami lecteur, tu vas voir tout à l’heure !), He c’est bien pour ça qu’elle a été élue la ville la plus agréable à vivre au monde en 2011 !!!

Il faut savoir qu’après la défaite de Napoléon, toutes les monarchies européennes se sont retrouvées à Vienne lors du fameux  « congrès de Vienne » (1814-1815) pour redéfinir les contours de l’europe. Les négociations sont houleuses (elles vont durer presque un an), mais toute la noblesse européenne est là et veut aussi s’amuser dans un tourbillon de fêtes qui ressuscitent pour un temps l’art de vivre de l’aristocratie du XVIIIe siècle (d’où les opéras, les bals où l’on valse…)

Outre ses salles d’opéras qui offrent un calendrier exceptionnel et ce, 325 jours par an !, Attention à réserver à l’avance quand même si vous voulez assister à certains opéras…les places sont prises d’assaut,  les musiques de chambres qui vous sont proposées aux quatre coins de rues, son formidable orchestre philharmonique qui compte parmi les meilleurs du monde, ses musées (plus de 100 !), nous en bons français on s’est aussi arrêtés, hé oui bien sûr, sur ce qu’on y mange !!!! (vous n’avez jamais remarqué que les seuls à parler « bouffe » pendant qu’ils mangent de sont les français ?)

Par sa diversité, la cuisine autrichienne témoigne aujourd’hui encore de la grandeur passée de la monarchie austro-hongroise. Vienne, surtout, fut un véritable creuset gastronomique : les immigrés y formaient l’essentiel de la population. Hongrois, Bohémiens, Slovaques, Ruthènes, Bucoviniens, Polonais, Slovènes, Croates, Triestins, Dalmates ou tout simplement habitants des différents Länder formant aujourd’hui l’Autriche , tous arrivèrent en ville les bagages remplis de recettes traditionnelles. La cuisine autrichienne ne fit que sélectionner les meilleures. Pour une population qui n’aime pas trop beaucoup les étrangers, il faut le faire !

Dans les spécialités viennoises on trouve :

L’Apfelstrudel ou Topfenstrudel, star des desserts viennois s’il en est (moi j’aime pas la cannelle alors le pomme strudel beurk !) , est lui aussi un « immigré ». Originaire de l’Empire ottoman, ce roulé aux pommes ou au fromage blanc est arrivé en Autriche par la Hongrie (faut voir où ça l’a menée la Hongrie hien !). C’est également aux Ottomans que l’on doit les croissants et le café, mais aussi de nombreuses épices et même le maïs, que l’on appelait jusqu’au xixe siècle Türkenweizen (« froment turc ») et qui servait à préparer le Türkensterz, ou « bouillie turque », qui n’est autre qu’une forme de polenta. Avec leurs ragouts, les Italiens ont inspiré le célèbre Tafelspitz viennois (aiguillette baronne de bœuf bouillie mais pot-au-feu si vous préférez), tandis que les Serbes nous ont légué des plats de viande à base de riz et des grillades. Quant à l’origine exacte de la Wiener Schnitzel (escalope panée à la viennoise), elle reste mystérieuse. Et bien sûr la carpe, il y en a dans tous les menus !…(rapport au poisson dans l’eau de tout à l’heure, ha oui faut suivre).

Nous on est allés dans quelques restaurants sympas et notamment le « Ofenloch », hé oui tout ça pour vous parler d’un restau, faut le faire quand même hein !

Bon le Ofenloch il était noté dans les guides mais sans plus. On a d’abord failli renoncer parce que pas super facile à trouver. Il y avait des travaux dans le coin et comme il est caché derrière une église dans une petite rue pavée…bon d’accord c’est les filles qui regardaient le plan mais quand même ! On a fini par le trouver et on a super bien mangé :  des plats traditionnels mais « modernisés » et présentés de manière vraiment très esthétique. Il a fallu détendre un peu le serveur en culotte de cuir autrichienne (traditionnel je vous dis), on mange dans des alcôves boisées, …on a presque l’impression d’être seuls au monde pour savourer la soupe avec, à la place des nouilles des lanières de pancake (super bon), le gibier qui fond sous la langue, le pot au feu revu et corrigé, le porc grillé sur son lit de chou blanc et ses boulettes de pommes de terre surprise…autant vous dire qu’on avait plus de place pour les desserts. Mais dans l’après-midi un petit tour par la pâtisserie Demel dans la rue principale…. Ha oui l’adresse au fait c’est Ofenloch restaurant – Kurrentgasse 8 – 1010 Wien Tel. 01/533 88 44. www.restaurant-ofenloch.at

Pour épater la galerie :
L´origine du croissant remonte à l´époque où les Turcs assiégeaient la capitale de l´Autriche (1683).
Une nuit les boulangers de Vienne ont entendu les sabots des ennemis, et ils ont donné l´alarme, ce qui a permis de repousser l´assaut.
Lorsque les Ottomans ont été vaincus, Jean III Sobieski accordait aux boulangers le privilège de fabriquer une pâtisserie qui immortaliserait l´événement.
C´est ainsi qu´est né le „Hörnchen » (petite corne en Allemand), allusion au croissant qui orne l´étendard turc.

Une autre tradition attribue l´invention du croissant à un certain Kolschitsky, cafetier viennois, d´origine polonaise.
En récompense de son courage pendant le siège, il aurait reçu des sacs de café pris à l´ennemi. Il aurait alors eu l´idée de servir ce café accompagné d´une pâtisserie en forme de croissant.

Marie-Antoinette arrivant d´Autriche, l´introduisit à la cour de France en 1770.

Et c’est pas fini ! on a passé 5 jours à Vienne, alors à bientôt sur les traces de l’impératrice !!!!!