Une exposition sans précédent consacrée à Léonard de Vinci

Qui d’entre vous n’a pas essayé de capter le doux regard de la Joconde ? allez, avouez le… même de dos et en se retournant très vite ? Hé oui ses yeux pénètrent toujours les vôtres ! Alors si vous êtes passionnés par les dessins et peintures de Léonard de Vinci vous avez jusqu’au 5 Février pour prendre un billet pour Londres et accéder à l’exposition exceptionnelle qui se tient depuis début novembre à la National Gallery de Londres.

Exceptionnelle en effet car pour la première fois, 13 des 19 tableaux connus de Léonard de Vinci (Il faut dire que son œuvre est peu abondante, on dit même qu’il faisait preuve de procrastination) ainsi que des  esquisses et croquis préparatoires dont la fabuleuse collection détenue par la Reine d’Angleterre sont réunis. Du jamais-vu ! Le monde de l’art est sur le qui-vive, les réservations s’arrachent, le public s’impatiente. C’est un évènement…. même sans la joconde !

La période mise en avant durant cette exposition est celle de la fin du XVe siècle, lorsque de Vinci était peintre à la Cour du Duc Ludovico Sforza, à Milan. Elle est axée sur la carrière du maître à la cour de Milan dans les années 1480 et 1490 au service du duc Ludovic Sforza dit «le More». Un vrai défi qui multiplie les temps forts et les trouvailles. Les prêts internationaux sont au rendez-vous, venus du Louvre, de l’Hermitage, de la Pinacothèque du Vatican, de la Bibliothèque ambrosienne de Milan, de la Fondation Czartoryski de Cracovie et de quelques collectionneurs privés qui ont perçu l’importance scientifique d’un tel rassemblement. Ainsi, pour la première fois, les deux versions de La Vierge aux rochers -celle de 1486 appartenant au Louvre et celle de 1506 appartenant à la National Gallery de Londres -, vont être exposées côte à côte. Léonard lui-même n’a jamais pu les confronter !

Et pour épater la galerie sachez  que rien ne prédisposait Léonard à un tel destin. Son père est notaire, sa mère une paysanne… il est donc élevé par son père et c’est son grand-père qui lui apprend à ouvrir l’œil et à « tout voir quand les autres ne font que regarder ». Il se définit lui-même comme ingénieur militaire, c’est d’ailleurs à ce titre qu’il entre à la cour du Duc Ludovico Storza où il va construire des ponts, blinder des navires et les doter de canons…il a une inventivité folle. On a retrouvé aussi des dessins d’hélicoptère et des cartes de plus de 100ans avant son siècle et qui sont toutes justes ! mais il est aussi l’un des premiers anatomiste, grâce probablement à ses voyages en orient. En ce qui concerne le secret de la Joconde, une nouvelle thèse est avancée par Sophie Herfort, professeur de français et chercheur en sciences de l’art à la Sorbonne : pour elle la Joconde serait en fait un Jocond…Léonard avait embauché un page  « Salaï »auquel il passait tous ses caprices (oui oui vous avez bien compris)  et qui lui sert de modèle. Elle affirme que, lorsque l’on superpose le visage du tableau de Bacchus et celui de la Joconde, la similitude est bouleversante.

  • Galerie      nationale de Londres
    UK1000, Londres
    Tél. : 00 44 2 77 47 28 85
    Fax : 00 44 20 7747 2423
    Site officiel
    Ecrire un mail
  • Horaires et tarifs:
    Du mercredi 9 novembre 2011 au dimanche 5 février 2012 :
    – Du lundi au jeudi de 10:00 à 18:00
    – Le vendredi et le samedi de 10:00 à 21:00
    – Dimanche de 10:00 à 19:00Tarifs d’entrée :
    – Plein tarif : 16 € – à partir de 60 ans : 14 € – de 12 à 18 ans : 8 €
    – Enfants jusqu’à 12 ans : Gratuit
  • A savoir  Réservations au  0044 208 127 4920